Réédition : « Le municipalisme libertaire », de Janet Biehl

C’était annoncé depuis un moment et c’est maintenant d’actualité : l’excellent livre de Janet Biehl, Le municipalisme libertaire (trad. de The Politicis of Social Ecology) a été réédité chez Ecosociété. Une bonne chose, car le livre était épuisé depuis longtemps ! Il est sorti en octobre 2013 au Québec et en décembre en Europe.

Ce livre est un peu le manifeste politique de l’écologie sociale. Il résume les idées de Bookchin à ce sujet et les expose d’une manière claire et engageante (ce qui n’enlève rien). Il peut être considéré comme un résumé de Urbanization Without Cities.

Une édition revue avec une nouvelle préface d’Annick Stevens, de la revue Réfractions.

Les annexes, dont l’interview de Bookchin et le programme politique des Verts de Burlington ont été conservés. Tant mieux !

 

Quatrième de couverture :

« Projet politique élaboré par le philosophe Murray Bookchin (1921-2006) pour donner une armature institutionnelle à son programme d’écologie sociale, le municipalisme libertaire propose une solution de rechange radicale à nos démocraties représentatives en déliquescence : une démocratie participative, directe, exercée au niveau local grâce à une profonde décentralisation du pouvoir. En quinze courts chapitres, Janet Biehl présente avec clarté cet ambitieux projet, dans ses aspects tant théoriques que pratiques.

À la différence de beaucoup d’anarchistes, Bookchin reconnaît un rôle aux institutions politiques, du moment qu’elles favorisent la liberté. Les municipalités recèlent selon lui un tel potentiel. Celles d’aujourd’hui ne sont qu’un pâle reflet des fières cités qui, de la polis athénienne aux towns anglo-américains en passant par les villes médiévales, ont fait le pari de l’autogestion citoyenne. Janet Biehl en retrace l’histoire, à la recherche non pas de modèles, mais de matériaux pour reconstruire un champ politique dynamique dans le cadre d’une confédération de municipalités, la « commune des communes ». Elle détaille ensuite les défis concrets qui attendent un mouvement municipaliste, notamment l’opposition inéluctable du système capitaliste et de l’État-nation.

Comme le souligne la philosophe Annick Stevens en préface de cette édition révisée, « Janet Biehl nous aide à ancrer la quête de l’autonomie politique dans la meilleure part de notre héritage historique, à anticiper toutes les difficultés qui ne manqueront pas d’accompagner ce long processus, et surtout à retrouver l’énergie et l’enthousiasme sans lesquels il n’est pas de changement radical possible ». »

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