Essais

Bibliographie des ouvrages traduits publiés sur l’écologie sociale.

 

BIEHL Janet

Le municipalisme libertaire : la politique de l’écologie sociale, Montréal, éd. Ecosociété, 1998 (2013).
(Trad. de The Politics of Social Ecology: Libertarian Municipalism, Montréal, Black Rose Books, 1998.)

 

Couv Le municipalisme libertaireMunicipalisme libertaire
 Le livre résume et développe From Urbanization to Cities et apporte un large aperçu de l’aspect politique et plus global de l’écologie sociale, ainsi que des moyens de le mettre en place. Il s’agit-là d’un des développements les plus récents de l’écologie sociale, précédant seulement l’adoption du terme « communaliste ». Très bien écrit, cet ouvrage synthétique parvient à motiver et donner une voie claire pour mettre en pratique les idées de l’écologie sociale.

 

BOOKCHIN Murray

Pour une société écologique, Paris, Christian Bourgois, 1976.
(Trad. de plusieurs articles tirés de Post Scarcity : Anachism et de Toward an Ecological Society par Helen Arnold et Daniel Blanchard.)

Probablement l’un des livres les plus pertinents en langue française. Il présente les articles phares de Bookchin et les fondements de son écologie sociale. A ne pas confondre avec l’ouvrage Toward an Ecological Society de Bookchin dont il ne traduit pas l’ensemble des nouvelles. L’ouvrage est malheureusement épuisé et difficile à trouver.

Une chronique intéressante du livre a été fait dans La lanterne noire (N°6/7, 1976).

Le prologue par Murray Bookchin peut être consulté ici.

 

Une société à refaire – vers une écologie de la liberté, Lyon, Atelier de Création Libertaire, 1992, Ecosociété, 1993, 2011.

 Cet ouvrage propose un survol général de ce qu’est l’écologie sociale, du développement historique de la domination jusqu’aux principes d’une société écologique et libre. On peut le voir comme un résumé élargi et mis à jour de The Ecology of Freedom, encore non traduit. Une vue d’ensemble idéale pour rentrer dans le sujet.

Pour un municipalisme libertaire, Lyon, Atelier de création libertaire, 2003. [Brochure]
(Trad de « Theses on libertarian municipalism », sept 1984.)

Exposition des divers aspects du municipalisme libertaire. Bookchin part ici des lacunes entrevues dans la Gauche traditionnelle et fait la promotion d’une nouvelle politique, prise en charge par les citoyens selon le modèle démocratique d’une confédération de communes. Il reprend les exemples historiques connus de la Nouvelle Angleterre, de la Commune de Paris et des Sections parisiennes en montrant comment de simples citoyens, ouvriers et travailleurs, sont passés de sujets passifs à acteurs agissant et gérant une ville importante. Cette réflexion est placée dans le contexte de la ville et de l’usine notamment avec le rôle du citoyen au sein d’une démocratie directe, morale et décentralisée.

 

Sociobiologie ou écologie sociale, trad. par O.D. et Ronald Creagh, Lyon, Atelier de Création Libertaire, 1983. [Brochure]
(Trad. de Sociobiology or Social Ecology)
4 éditions existantes

Cet ouvrage commente celui de E. O. Wilson, Sociobiolgy, The New Synthesis, décrié par Bookchin et auquel il reproche le « darwinisme social » et l’utilisation d’explications biologiques pour des questions sociales. Selon la propre opinion de Bookchin, l’ordre social humain ne découle pas du naturel mais de la volonté des êtres humains. En masquant le caractère « actif » de l’être humain, la sociobiologie obscurcit le débat selon Bookchin et renferme l’humanité dans une passivité, déjà trop aiguë face à la société. Le développement de Bookchin appuie en outre l’existence bénéfique du mutualisme et de la coopération dans le développement humain autant que naturel.

 

Qu’est-ce que l’écologie sociale ?, trad. par Bernard Weizel, Lyon, Atelier de Création Libertaire, 1989. [Brochure]
(Trad. du 1er chapitre de The Ecology of Freedom)

Bookchin aborde ici les concepts de base de l’écologie sociale. Les thèmes centraux portent sur la définition d’une société organique et les aspects de celle-ci, avec entre autres un bref aperçu historique de l’émergence de la hiérarchie. Les questions de différences entre écologie et environnementalisme ainsi que le lien entre nature et société sont également discutés.

 

BOOKCHIN Murray & FOREMAN Dave

Quelle écologie radicale ? Ecologie sociale et écologie profonde en débat, Lyon, Atelier de création libertaire, 1994.

(Trad de Defending the Earth: A Dialogue between Murray Bookchin and Dave Foreman, Boston, South End Press, 1991.)

Un livre mettant en débat l’écologie sociale, incarnée par la personne de Bookchin, et la deep ecology, ou plus précisément le mouvement d’écologie radicale militant Earth First!, représenté par Dave Foreman. Un débat fondamental entre deux visions de l’écologie radicale qui se confrontent et parfois se rejoignent, en évoquant notamment le chemin pris par le mouvement Vert moderne.

 

GERBER Vincent

Murray Bookchin et l’écologie sociale – Une biographie intellectuelle, Montréal, Ecosociété, 2013.

Couverture du livre de Vincent Gerber Murray Bookchin et l'écologie socialeUn livre qui met en parallèle la vie et l’œuvre de Murray Bookchin. Le développement chronologique des idées, leurs modifications parfois y sont exposées de manières simples. Une façon d’entrer dans la pensée de Murray Bookchin et d’en avoir un très grand aperçu. De nombreuses citations et références permettent aux intéressés d’aller plus loin ensuite.

Présentation et revue de presse

 

GERBER Vincent et ROMERO Floreal

Murray Bookchin, pour une écologie sociale et radicale, Lyon, Le passager clandestin, 2014.

Présent dans la collection des Précurseurs de la décroissance, cet ouvrage fait le lien entre la pensée de Murray Bookchin et de la croissance, dans leurs affinités et leurs différences. Il est divisé entre une première partie de présentation, rédigée par les deux auteurs et une seconde composée de plusieurs extraits d’œuvres de Bookchin en lien avec ce thème.

 

HELLER Chaia

Désir, nature et société : l’écologie sociale au quotidien, Montréal/Lyon, Ecosociété & Atelier de Création Libertaire, 2003.
(Trad. de Ecology of Everyday Life: Rethinking the Desire of Nature, Montréal, Black Rose Books, 1999.)

Cet ouvrage qui lie l’écologie sociale et l’écoféminisme aborde la notion originale d' »érotique sociale », avec la question très concrète de retrouver la question du plaisir et de la joie au sein de notre vie quotidienne. L’auteur inclue des éléments de psychologie aux théories de Bookchin et aborde en détail plusieurs aspects du naturalisme dialectique.

Un extrait de l’avant-propos du livre est disponible ici.

 

Voir aussi :

 

AUPETITGENDRE Jean-François

La commune libre de Saint-Martin, éd. libertaires, 2012.

com-libreDans cette fiction politique, l’auteur raconte l’histoire (inventée) de la commune de Saint-Martin, qui suite à l’élection d’un de ses citoyens, choisit la voie de l’autonomie. Ce livre montre comment un municipalisme libertaire pourrait se mettre en place, concrètement, ici et maintenant. Beaucoup des questions soulevées par l’auteur sont assez crédibles, ce qui rend l’exercice intéressant. Un style simple et accessible, jouant sur certains clichés, mais pas forcément à tort.

FOTOPOULOS Takis

Vers une démocratie générale – une démocratie directe, économique, écologique et sociale

Dans ce livre, Takis Fotopoulos retrace les racines économiques de la crise écologique actuelle, soit l’économie de marché et la centralisation des moyens de production. Il plaide tout comme Bookchin pour l’instauration d’une confédération de communes dirigées selon les principes de démocratie directe, tout en se différenciant de lui sous quelques aspects.  Cette traduction française ne reprend malheureusement pas l’intégralité de son ouvrage original. Une version online du chapitre 6 a été publiée aux éditions Agone et peut être téléchargée ici.

 

SEVIGNY Marcel

Trente ans de politique municipale – plaidoyer pour une citoyenneté active, Montréal, éd. Ecosociété, 2001.
Et nous serions paresseux ? – Résistance populaire et autogestion libertaire, Montréal, éd. Ecosociété, 2009.

Dans Trente ans de politique municipale, Marcel Sévigny raconte ici son expérience en tant que membre du conseil municipal de Montréal. Partageant des idéaux proches du municipalisme libertaire, il explique les difficultés rencontrées au cours de son parcours et comment ces principes ont été perçus. Et nous serions paresseux ? peut être vu comme sa suite. Il fait le récit dedeux luttes  populaires, l’une contre l’implantation d’un casino, l’autre pour instaurer un café autogéré. Deux exemples qui servent à illustrer les possibilités concrètes de réappropriation de la vie politique d’un quartier. Deux livres importants sur une vision plus concrète de l’application politique du municipalisme libertaire dans un contexte donné. Voir aussi sur ce sujet : Dimitrios Roussopoulos, « The Case of Montreal, » in D. Roussopoulos et C. G. Benello, (eds.), Participatory Democracy: Prospects for Democratizing Democracy, Montreal, Black Rose Books, 2005.